Salma KOJOK

Ecrivaine, animatrice d’ateliers d’écriture

Salma Kojok est née en Côte d’Ivoire en 1971 dans une famille libanaise.

Après une enfance et une adolescence en Côte d’Ivoire, elle obtient un doctorat d’histoire à Nantes puis s’installe au Liban. Elle y enseigne l’histoire à l’université et au lycée et y anime des ateliers d’écriture.

Aujourd’hui, Salma Kojok vit entre le Liban et la France. Elle préside le jury du prix Goncourt-Choix de l’Orient et anime des ateliers d’écriture.

Salma Kojok a publié trois romans. « La maison d’Afrique » en 2015 a reçu la mention spéciale du prix France-Liban décerné par l’ADELF. « Le dérisoire tremblement des femmes » a reçu la mention spéciale du prix littéraire Phénix 2019. Son roman « Noir Liban », publié en 2023, a obtenu le Prix Ethiophile et a été finaliste du prix de la littérature arabe décerné par  l’Institut du Monde arabe et du prix de la littérature arabe des lycéens 2023.

L’écriture romanesque de Salma Kojok explore la violence et sa mise en récit, les langues, lieux d’exils et interfaces remuantes dans les récits migratoires. 

Son écriture, comme son parcours, est marqué par les langues qui la traversent depuis sa naissance. Il y a d’abord les français : le français de la mère, le français de l’école et puis, le français ivoirien, une langue qui n’existe pas officiellement mais qui vibre en elle, langue faite de mots français mêlés aux comptines baoulé ou dioula de son enfance et aux expressions nouchi du marché de Treichville. Il y a aussi les arabes, l’arabe rural du grand-père venu du Liban s’installer en Côte d’Ivoire encore colonie française et l’arabe citadin, celui de Beyrouth où elle s’installe, faisant le chemin à l’envers, de l’Afrique vers le Levant.

Ces langues, comme des fleuves qui coulent en elle, dessinent une histoire et une géographie entre trois continents : Afrique, Asie et Europe. Elles déplacent les lignes convenues, dérisoires frontières géographiques, linguistiques ou historiques et l’invitent à trouver dans la fiction une réponse à des questions qu’elle ne peut poser.

BIBLIOGRAPHIE

ROMANS PUBLIÉS

 Noir Liban, Paris, Editions Erick Bonnier, juin 2023. Prix Ethiophile et finaliste du prix de la littérature arabe décerné par l’IMA et la fondation Lagardère et du prix de la littérature arabe des lycéens de Versailles.

Le dérisoire tremblement des femmes, Paris, Éditions Erick Bonnier, 2019. Mention spéciale décernée par le jury du prix littéraire Phénix 2019.

« C’est une histoire d’exil et d’identité, écrite dans un style délicat, subtil, souvent poétique » Josyane Savigneau, l’Orient Littéraire, décembre 2019.

La maison d’Afrique, Paris, Éditions Alfabarre, 2015.

Mention spéciale décernée par le jury du prix France-Liban de l’ADELF (Association des Écrivains de Langue Française). Nominé au Prix littéraire des lycéens du Liban 2016/Traduit en arabe en 2020 par les éditions « osez dire ».

AUTRES TEXTES LITTÉRAIRES :

 Participation au recueil « Le Liban, 18 communautés et bien davantage… », Editions Naufaul-VLB, Beyrouth/ Paris, 2021.

– « Le dernier chant d’Adjoua », nouvelle publiée par la revue L’orient-Littéraire, septembre 2020.

-« Femme sur un balcon », nouvelle publiée dans l’ouvrage collectif « Témoignage de résilience au féminin », L’Harmattan, 2021.

-« Raconter Beyrouth à travers ses cafés », participation à l’ouvrage collectif paru en 2017 aux éditions Noir blanc etc.

-«  Le dernier chant de Beyrouth », participation à l’ouvrage collectif « Beyrouth à cœur ouvert », 2020.

-«  La révolution doit se faire aussi dans le langage », participation à l’ouvrage collectif « Sursauts d’une nation », éditions Calima, Beyrouth, 2020.

« Traversées », nouvelle primée et publiée par les éditions Montsalvens, dans le recueil « La femme est l’avenir de l’homme », Fribourg-Suisse, août 2021.

Recherches et publications académiques

  • « Un jour peut-être », in Le livre noir de la condition des chrétiens dans le monde, ouvrage coordonné par Samuel Lieven, Paris, XO éditions, 2014, 811 p,  pp 342-348.
  • « Municipalité et pouvoir translocal », in Municipalités et pouvoirs locaux au Liban, Les Cahiers du CERMOC, numéro 24, Beyrouth, 2001, pages 339-353.
  • « Entre histoire et mémoire : les pionniers de l’immigration libanaise en Afrique de l’ouest », in Lebanese diaspora, history, racism and belonging, actes du colloque organisé par le Centre de recherches sur les migrations (Migrant research center), Lebanese American University, Beyrouth, 2005, pages 341-356.
  • « Migrations, réseaux familiaux et stratégies commerciales : la trajectoire d’un immigré arabe dans la Côte d’Ivoire coloniale », in Enquêtes et documents, revue du centre de recherche sur l’histoire du monde atlantique, Université de Nantes, numéro 26 « regards croisés sur les relations entre la France et l’Afrique », 2000, pages 151-164.
  • « Migrations et stratégie identitaire : la mobilisation de leur nouvelle nationalité par les Libanais de Côte d’Ivoire (1920-1945) », in Ultramarines, revue des archives d’outre-mer, Aix-en Provence, 2000, pages 107-111
  • « Beyrouth-Dakar-Abidjan. L’émigration au-delà de la saga » in L’orient-Express, Beyrouth, septembre 1997, pages 40-51

Références